Comment gagner aux échecs ? Et bien, au risque de vous décevoir, il n’y a pas de recette miracle qui fonctionne à coup sûr. Par contre, en suivant de grands principes stratégiques, on peut mettre toutes les chances de son côté. Découvrez les différents concepts à suivre pour remporter la victoire !

Comment gagner aux échecs – L’ouverture

Commençons par les grands principes pour bien démarrer une partie.

Placer ses pions au centre de l’échiquier

Premier concept à comprendre : une pièce placé au centre de l’échiquier va rayonner sur l’ensemble du plateau de jeu. Une pièce placée sur le côté aura par contre un impact moins fort.

Reprenons au début, on appelle centre de l’échiquier, les cases marquées d’un rond vert ci-dessous.

Une pièce placée sur une de ces cases contrôlera de nombreuses cases importantes dans le camp adverse.

Regardez le Cavalier placé sur la case d5, il rayonne sur l’ensemble de la position noire.

C’est donc très important d’avoir le contrôle du centre de l’échiquier. Pour cela, la méthode la plus utilisée est d’y placer en premier ses pions. Les premiers coups les plus connus sont donc 1. e4 (la poussée du pion  du Roi de 2 cases) et 1. d4 (la poussée du pion de la Dame de deux cases). Le but étant de former un grand centre de pions e4-d4 qui étouffera l’adversaire.

Pour contrer cette stratégie, les noirs ont différentes possibilité.

  • Ils peuvent placer un pion en e5 ce qui mènera par exemple à l’ouverture italienne.
  • Ils peuvent placer un pion en c5. C’est la sicilienne.
  • Ils peuvent laisser le duo e4 et d4 se former pour mieux le contrer ensuite avec des structures comme e6-d5 (la française) ou c6-d5 (la Caro-Kann).

Ce ne sont que les principales façons de jouer. Il existe bien sûr de nombreuses autres possibilités.

Une fois les pions placés, parlons des pièces !

Développer ses pièces mineures vers le centre

Petite pause pour fixer  le vocabulaire. Aux échecs, on différencie les pièces mineures des pièces lourdes. Les pièces mineures sont les Cavaliers et les Fous. Elles valent 3 pions chacune et sont les pièces le plus facilement mobilisables. Les Tours et la Dame sont elles appelées les pièces lourdes. Les Tours valent 5 pions et la Dame 9 pions.

Une Tour est donc moins forte que deux pièces mineures et la Dame vaut à peu près trois pièces mineures.

Revenons à notre thème principal. Comment gagner aux échecs dans l’ouverture ? Toujours dans le but de contrôler au maximum le centre de l’échiquier, nous allons développer (sortir) nos pièces mineures vers le centre du jeu. Pour les Cavaliers, cela donne deux cases très naturelles en c3 et f3.

Pour les Fous, c’est un peu moins clair. Cela va dépendre principalement de comment les noirs placent leurs pions. Nous sortirons donc en premier les Cavaliers et seulement ensuite les Fous.

La finalité du développement des pièces est d’être le premier à attaquer. Et pour attaquer, il est préférable d’utiliser toutes ses pièces. Nous allons donc essayer de sortir toutes nos pièces mineures, de les placer directement sur une case où elles seront actives et de ne pas les bouger une deuxième fois sans bonne raison. Le choix de la case de développement d’une pièce doit donc être minutieusement effectué.

Une course s’engage donc entre les deux adversaires pour savoir celui qui prendra le premier l’initiative. Cela s’appelle la couse au développement. Comme le contrôle du centre de l’échiquier, c’est un concept clé à respecter pour celui qui veut gagner aux échecs.

Roquer le plus vite possible

Penser à attaquer, c’est bien beau, mais notre adversaire aussi peut le faire. Il faudra donc mettre son Roi à l’abri le plus vite possible. Cela s’appelle roquer aux échecs. Et ça tombe bien, lorsqu’on sort ses pièces mineures, on libère l’espace entre le Roi et la Tour pour roquer.

Regardez le diagramme suivant.

Les blancs ont respecté les grands principes et ils sont naturellement prêt pour le petit roque. Le Roi va bouger de deux cases vers la Tour et celle-ci va se placer de l’autre côté du Roi juste à côté.

Et voilà ! sachez qu’il est tout à fait possible de roquer de l’autre côté de l’échiquier, à l’aile dame. Cela s’appelle le grand roque.

Les pions devant le Roi sont sa forteresse. Il ne faut pas pas les bouger sans bonne raison ! Chaque poussée d’un pion du roque doit être bien calculée car elle provoque un affaiblissement.

Ne pas sortir sa Dame trop vite

Nous n’avons pas encore parlé des pièces lourdes. C’est parce qu’elles se mettent en action un peu plus tard. Nous parlerons en particulier des Tours dans notre partie sur le milieu de jeu.

Concentrons-nous ici sur la Dame. Une grande tentation est de l’utiliser très vite. C’est la pièce la plus puissante, elle peut faire des ravages. Mais elle peut aussi être attaquée ! Si vous sortez la Dame trop vite, votre adversaire va en profiter pour l’attaquer tout en développant ses pièces et va remporter la course au développement. C’est aussi simple que ça !

Punir l’adversaire s’il ne respecte pas les principes

Vous avez donc bien compris que si vous souhaitez gagner aux échecs, il vaut mieux respecter ces grands principes d’ouverture. Mais inversons le raisonnement, si votre adversaire ne respecte pas ces principes, vous devez le punir. Chaque coup qui ne respecte pas un des principes énoncés précédemment est suspect et vous devez tout faire pour chercher ce qui cloche dans la conception de votre adversaire.

Par exemple, si votre adversaire oublie de roquer et laisse son Roi au centre de l’échiquier trop longtemps, cherchez à ouvrir les lignes pour l’attaquer directement !

Voici l’échec et mat le plus rapide qui arrive quand les blancs poussent les pions de l’aile roi au lieu de jouer au centre de l’échiquier.

Comment gagner aux échecs en deux coups – Le mat de l’imbécile (ou de l’idiot)

Seulement deux coups pour mater. Et ce sont les noirs qui matent. Voici la mat de l’imbécile :

1. f3 e5 2. g4 Dh4++

Le Roi blanc est mis en échec par la Dame, il ne peut pas fuir en f2, il est bloqué par ses propres pièces et pions. C’est bien échec et mat !

Les blancs n’ont bien sûr pas du tout respecter les principes. Mais les noirs n’ont plus, ils ont sorti leur Dame très vite ! On voit bien ici qu’ils avaient une bonne raison !

Les principes énoncés dans cette section doivent donc être suivis, à moins d’avoir une bonne raison !

Comment gagner aux échecs en quatre coups – Le mat du berger

Voici un autre échec et mat rapide, beaucoup plus courant cette fois : le coup du berger. Les premiers coups sont les suivants :

1. e4 e5 2. Fc4 Cc6 3. Df3

Les blancs ne respectent pas les principes mais ont une idée derrière la tête. La Dame et le Fou c4 se coordonnent pour menacer le pion f7. Si les noirs ne font pas attention, c’est la catastrophe ! Par exemple :

3… Fc5 ?? 4.  Dxf7 ++

Et voilà le fameux échec et mat du berger. Les noirs n’ont tout simplement pas fait attention aux idées de leur adversaire. Ils pouvaient parer le mat en développant une pièce en jouant leur Cavalier sur la case f6. Ils auraient alors pris la tête de la course au développement !

Pour approfondir le sujet du coup du berger, et notamment pour comprendre comment le parer, retrouvez notre article consacré au mat du berger.

Connaître les plans d’ouvertures spécifiques

Jusqu’à présent, nous avons parlé de plans généraux. Maintenant, chaque ouverture a ses propres plans qui vont lui correspondre. Nous vous proposons d’apprendre :

Avec ces vidéos, vous aurez les armes pour vous créer un répertoire d’ouverture qui correspondra à votre style de jeu.

Comment gagner aux échecs – Le milieu de jeu

Voici les différents thèmes à travailler lorsqu’on veut vaincre ses adversaires aux échecs !

Calculer au bon moment

Tout un art évidemment. La première chose est de connaître la façon de bien calculer aux échecs. Cela se travaille ! Contrairement aux ordinateurs, les êtres humains ne peuvent pas calculer toutes les variantes possibles. Il faut donc éliminer les coups peu intéressants pour choisir les coups candidats sur lesquels nous allons porter notre attention. Ensuite calculer les variantes (si je joue ça, il joue ça, je réponds ça etc…), comprendre quand on peut arrêter son calcul et juger les positions obtenues à la fin du calcul. Un vrai challenge !

Et en plus, comme on ne peut pas calculer à fond tout le temps, il faut comprendre les moments clés de la partie où on doit se pauser et pousser à fond le calcul. Cela demande bien sûr beaucoup d’expérience mais surtout du travail. À force de résoudre des exercices d’échecs, le calcul s’affine et devient plus efficace.

Connaître les thèmes tactiques

Le calcul est intimement lié à la tactique. La tactique aux échecs permet en quelques coups de gagner du matériel ou de mater le Roi adverse. Pour mettre en place une tactique, on a besoin de bien calculer. Mais pas seulement ! C’est important de connaître les patterns tactiques et de les avoir suffisamment rencontrés pendant les exercices pour les reconnaître en partie. Pour approfondir ce sujet, retrouvez les 10 tactiques les plus célèbres.

Une fois cela dit, ce n’est pas si facile d’être attentif et concentré chaque coup d’une partie d’échecs. Il faut vraiment se forcer à chaque coup de regarder les menaces de son adversaire en faisant très attention aux prises et aux coups forcés qui peuvent amener des possibilités cachées aussi bien pour vous que pour votre adversaire.

Connaître les grands principes de stratégie

La stratégie est plutôt une vision à long terme : comment souhaite-t-on faire évoluer son jeu tout au long de la partie ? Comment va-t-on gagner notre partie d’échecs ? Pour cela, il faut effectuer un plan ou tout du moins une suite de mini-plans. Pour cela, on peut utiliser les concepts suivants.

Notons avant d’aller plus loin que la tactique peut se mettre au service de la stratégie. C’est à dire que la tactique ne sert pas seulement à gagner une pièce ou à mater, mais aussi à mettre en place ses stratégies et à réaliser ses plans. Travailler la tactique est donc fondamental.

Comment gagner aux échecs – Utiliser des avant-postes pour ses Cavaliers

Un avant-poste est une case qui ne pourra plus être contrôlée par les pions de l’adversaire. Elle est donc plus facilement accessible pour nos propres pièces. Et souvent, c’est le Cavalier qui est la meilleure pièce à placer sur un avant-poste. Regardons la position ci-dessous.

La case d5 ne pourra plus être contrôlée par un pion noir pour le reste de la partie. Le pion c noir a disparu et le pion e est déjà arrivé sur la case e5. Et comme les pions ne reculent pas aux échecs, la case d5 est un avant-poste.

Les blancs ont réussi à manœuvrer pour y placer un Cavalier. De cette case, le Cavalier rayonne sur la position noire. Parfois, un Cavalier peut faire une longue manœuvre pour trouver sa place dans une position d’échecs sur un avant-poste !

Comment gagner aux échecs – Les Fous aiment les positions ouvertes

Le Fou lui est une pièce à longue portée.

Voyez-vous le Fou placé en a8 ? De cette case, il empêche les 3 pions noirs qui sont pourtant à l’autre bout de l’échiquier d’avancer.

Les Fous aiment donc les positions ouvertes, c’est à dire les positions où beaucoup de rangées, diagonales et colonnes sont ouvertes. Dans les positions plus fermées, les Cavaliers seront plus à l’aise.

Pour exploiter pleinement le potentiel d’un Fou, on peut le placer en fianchetto. Pour cela, on doit avancer notre pion b ou notre pion g pour y placer le Fou.

Ici, le Fou blanc b2 est placé en fianchetto. Il contrôle une des deux grandes diagonales de l’échiquier et son action est très importante.

Lorsqu’on parvient à placer correctement ses deux Fous, ils peuvent devenir incontrôlables.

Dans la position ci-dessus issue du gambit danois, on voit que la paire de Fous est très puissante. Pour approfondir ce sujet, voici notre article sur la paire de Fous.

Les Fous dans une position fermée

Bien sûr, toutes les positions ne sont pas ouvertes. Voyons par exemple, une position issue de la française fermée.

Il n’y a pas de colonne ouverte et peu de rangées et de diagonales sont vraiment disponibles pour les pièces. Dans ce cas, regardez s’il y a des chaînes de pions. Ce sont des pions côte à côte qui sont bloqués.

Ici, les blancs ont donc une chaîne de pions d4-e5 et les noirs une chaîne e6-d5. Ces chaînes vont définir un bon Fou et un mauvais Fou pour chacun des deux adversaires. Le bon Fou est celui qui peut attaquer les pions adversaires. Le Fou f1 des blancs et le Fou f8 des noirs sont donc les bons Fous. Le mauvais Fou est celui qui butte contre ses propres pions. Les Fous c8 et c1 sont donc les mauvais Fous. Un mauvais Fou est limité dans ses déplacements par ses propres pions.

Le jeu consiste alors à échanger son mauvais Fou et garder son bon Fou. Et bien sûr inversement, il faut chercher à échanger le bon Fou de l’adversaire et empêcher l’échange de son mauvais Fou. Tout un programme là aussi !

Comment gagner aux échecs – Pénétrer sur la septième rangée avec vos Tours

Pour les Tours, voici les grands principes :

  • Lier les Tours (pour qu’elles se protègent l’une l’autre).
  • Les placer sur une colonne ouverte ou au moins semi-ouverte (ouverte de notre côté mais pas du côté de l’adversaire).
  • Doubler les Tours sur la colonne ouverte.
  • Pénétrer en septième ou huitième rangée.
  • Doubler les Tours sur la 7ème ou 8ème rangée.

Le but est d’obtenir ce genre de position.

Regardez bien les Tours blanches :

  • Elles sont liées (elles se protègent l’une l’autre).
  • Elles ont pris la colonne d ouverte.
  • Ensuite, elles ont pénétré en 7ème rangée.
  • Et enfin, elles ont doublé sur la 7ème rangée.

Maintenant, elles ont un effet dévastateur sur la position noire. Tous les pions noirs de la 7ème rangée sont menacés. En premier lei les pions c7 et g7. Ils ont beau être défendus par la Tour c8 et par le Roi noir, comme les Tours blanches sont doublées, elles se protègent l’une l’autre. Les blancs peuvent donc au prochain coup soit prendre le pion g7 soit prendre le pion c7. La position noire est intenable !

Comment gagner aux échecs – Faites attention aux structures de pions

Philidor disait « Les pions sont l’âme des échecs » et il avait parfaitement résumé la situation. Tout d’abord, les pions vous indiquent souvent où va se trouver votre jeu. Regardez-bien les structures de pions de la position suivante.

Si on suit la structure blanche à partir du pion a2, cela donne : a2-b2-c2-d3-e4. Elle penche vers l’aile roi ! Le jeu des blancs s’y déroulera donc tout naturellement. On peut suivre la structure noire à partir du pion h7 : h7-g7-f7-e6-d5. Elle penche vers l’aile-dame, le jeu noir y aura plus d’espace pour s’y développer. Bien sûr, cela donne une idée générale et les joueurs peuvent choisir de prendre le contre-pied de cette interprétation dans leurs plans.

Les faiblesses de pions

L’autre grand thème des structures de pions est la création puis l’utilisation des faiblesses de pions. Les grandes faiblesses sont :

  • Les pions doublés qui sont deux pions d’un même joueur qui se trouvent sur la même colonne.
  • Les pions isolés qui sont des pions qui n’ont plus de voisin pion pour les défendre.
  • Et enfin, les pions arriérés qui sont en arrière dans la structure et qui ne peuvent pas être défendu par un pion sans avancer et donc s’exposer.

Le but est alors d’attaquer ces faiblesses pour obliger les pièces adverses à défendre passivement. La création et l’exploitation de faiblesses est évidemment tout un art et le grand maître Anthony Wirig vous explique cela magnifiquement en vidéo.

Fondamentaux des structures de pions aux échecs

Comment gagner aux échecs – Les finales

Les fins de partie aux échecs ont leurs propres règles de stratégie. La plus grosse différence est certainement l’utilisation du Roi. Si en milieu de jeu, le Roi doit resté bien à l’abri car les menaces sont nombreuses, en finale le Roi doit participer à l’action.

Comment gagner aux échecs – Activer son Roi en finales

En effet, on dit que le Roi en finale a la même valeur qu’un Cavalier ou qu’un Fou. Si vous laissez votre Roi dans un coin en finales, c’est comme si vous jouiez avec une pièce de moins !

Le maître Pierre Petitcunot vous montre l’importance du Roi en finale et vous montre comment trouver des chemins pour celui-ci dans la vidéo suivante.

Notre formation pour créer ses stratégies en fin de parties

Si vous avez aimé cette vidéo de Pierre, 13 autres chapitres vous attendent dans sa formation pour apprendre la stratégie des finales. Cette formation a été plébiscité par nos fans. Cliquez sur l’image si vous souhaitez en savoir plus !

La stratégie des finales

Comment gagner aux échecs – Avoir l’esprit de compétition

Nous nous sommes concentrés sur les connaissances nécessaires à assimilées pour pouvoir gagner vos parties d’échecs. Mais il y a aussi des compétences comportementales à acquérir. Avoir du fighting spirit, de endurance, savoir garder un haut niveau de concentration longtemps font partie des éléments essentiels pour réussir à prendre le dessus sur ses adversaires. Nous n’allons pas approfondir ce sujet ici mais gardez en mémoire que simplement avoir de bonnes connaissances échiquéennes n’est pas suffisant, le jeu d’échecs est un sport beaucoup plus complet que ça !

Ensuite, nous aimerions vous conseiller de jouer à des cadences lentes qui vous permettent de réfléchir à vos stratégies et d’apprendre à les mettre en place. Certes, le blitz et le jeu très rapide est amusant et permet de se défouler. Mais si vous avez comme objectif de progresser aux échecs ou même comme beaucoup d’augmenter votre classement Elo, cela passera par du travail et de la réflexion !

Une dernière remarque avant de vous laisser. Nous avons dû faire un choix parmi toutes les connaissances stratégiques que les maîtres du passé ont mis en valeur. Le chemin vers la maîtrise du jeu d’échecs est long et même le champion du monde Magnus Carlsen continue d’apprendre tous les jours. Nous ne voudrions pas vous faire croire que le jeu d’échecs peut se résumer à ce que nous vous avons exposé dans cet article. Bien des choses vous restent à explorer !

Cependant, avec cet article, vous avez déjà un bon aperçu des différentes composantes du jeu d’échecs. Il n’y a plus qu’à approfondir !

Et maintenant à vous de choisir

Voilà pour notre article sur comment gagner aux échecs. N’hésitez pas à le partager s’il vous a été utile !