Javokhir Sindarov est un joueur d’échecs ouzbek, né le 8 décembre 2005 en Ouzbékistan. Grand maître avant ses treize ans, il est 4e mondial au classement FIDE de septembre 2026 avec 2778 Elo. Il affronte le champion du monde en titre Gukesh Dommaraju à Genève, du 24 novembre au 12 décembre 2026.
Voici notre portrait de Javokhir Sindarov. Si vous suivez le championnat du monde d’échecs 2026 sans connaître encore le challenger, vous êtes au bon endroit.
Sa fiche d’identité
| Nom complet | Javokhir Sindarov |
|---|---|
| Naissance | 8 décembre 2005, à Tachkent (Ouzbékistan) |
| Nationalité | Ouzbèke |
| Titre | Grand maître international, obtenu en octobre 2018 à 12 ans, 10 mois et 8 jours |
| Classement Elo | 2778 (liste FIDE de septembre 2026) |
| Classement mondial | 4e |
| Champion d’Ouzbékistan | 2019 et 2021 |
| Principaux titres | Champion olympique par équipes avec l’Ouzbékistan (Chennai 2022), vainqueur de la Coupe du monde FIDE 2025 à Goa, vainqueur du Tournoi des Candidats 2026 à Chypre |
| En novembre 2026 | Challenger du championnat du monde face à Gukesh Dommaraju, à Genève |
Son parcours
Tout commence par un grand-père. Kamil, avocat de métier, montre les premiers coups au petit Javokhir vers quatre ans et demi, puis l’accompagne en tournoi pendant des années. Ses parents ne jouent pas aux échecs. Avec son frère cadet Islombek, il s’entraîne au club Sehrli Shahmat de Tachkent, où les enfants affrontent des adultes en parties rapides dès le plus jeune âge. Les deux frères repartent titrés des championnats du monde scolaires, en Grèce.
La suite va très vite. Il devient maître international en 2017, puis décroche en octobre 2018 le titre de grand maître international à 12 ans, 10 mois et 8 jours, ce qui fait de lui le deuxième plus jeune grand maître de l’histoire à ce moment-là. Ses trois normes tombent en quatre mois.
Et puis, rien. C’est la partie de l’histoire qu’on raconte rarement. Après le titre de grand maître, sa progression s’arrête. Son classement stagne autour de 2500 pendant des années, et beaucoup de prodiges se sont perdus exactement là. Ce qui le relance, en 2023, c’est une rencontre. Roman Vidonyak, maître international installé à Munich, lui construit un programme bâti sur dix-sept facteurs de performance, dont l’endurance de concentration et la gestion du temps. Sindarov s’entraîne jusqu’à dix heures par jour, et il passe les 2700 en fin d’année.
Détail qui a son charme. Il fêtera ses vingt ans le 8 décembre 2026, en pleine dernière semaine du match de Genève.
Le palmarès de Javokhir Sindarov
| Année | Performance |
|---|---|
| 2017 | Obtient le titre de maître international |
| 2018 | Devient grand maître à 12 ans, 10 mois et 8 jours |
| 2019 | Champion d’Ouzbékistan |
| 2021 | Champion d’Ouzbékistan pour la deuxième fois |
| 2021 | Élimine Alireza Firouzja en Coupe du monde |
| 2022 | Champion olympique par équipes avec l’Ouzbékistan |
| 2025 | Vainqueur de la Coupe du monde FIDE, le plus jeune de l’histoire |
| 2026 | Vainqueur du Tournoi des Candidats, invaincu |
| 2026 | Atteint la 4e place mondiale |
| 2026 | Challenger de Gukesh pour le titre mondial |
Deux fois champion d’Ouzbékistan
Sindarov ne tarde pas à s’imposer face aux meilleurs joueurs de son pays. Il remporte le championnat d’Ouzbékistan une première fois en 2019, puis récidive en 2021, à quinze ans. Lors de cette deuxième victoire, il marque 9 points sur 12 et termine seul en tête devant Jakhongir Vakhidov et Nodirbek Abdusattorov.
Ces titres prennent aujourd’hui une dimension particulière tant l’école ouzbèke s’est renforcée. Gagner chez soi, quand on a pour compatriotes Abdusattorov, Yakubboev et Vokhidov, revient à battre un plateau qui vaut celui de bien des tournois internationaux.
La victoire contre Firouzja qui le révèle
Le premier résultat qui le fait connaître hors d’Ouzbékistan arrive à la Coupe du monde 2021.
Sindarov a quinze ans. En face, Alireza Firouzja appartient déjà à l’élite mondiale et on le présente alors comme le futur adversaire de Magnus Carlsen. L’Ouzbek crée la surprise et l’élimine au départage.
Ce résultat compte surtout pour ce qu’il signifie. Sindarov n’est plus seulement capable de dominer les joueurs de son âge, il peut battre les meilleurs grands maîtres de la planète.
La génération ouzbèke, l’histoire que personne ne raconte en France
Sindarov n’est pas un accident isolé. En 2022, à Chennai, l’Ouzbékistan aligne une équipe de gamins, Nodirbek Abdusattorov, Nodirbek Yakubboev, Javokhir Sindarov, Shamsiddin Vokhidov et Jakhongir Vakhidov, le vétéran du groupe à vingt-sept ans. Personne ne les attend.
Ils traversent les onze rondes sans perdre un seul match, battent les Pays-Bas 2,5 à 1,5 dans la dernière et coiffent l’Arménie au départage. Un pays qui n’avait jamais compté parmi les nations dominantes repart avec l’or olympique. Sindarov, lui, marque 6,5 points sur 10 au troisième échiquier et devient champion olympique à seize ans.
Quatre ans plus tard, l’un de ces gamins joue le championnat du monde. Pour le public français, c’est un angle mort. On connaît l’école soviétique et la vague indienne, on parle beaucoup moins de Tachkent.
La Coupe du monde 2025, le tournant
La Coupe du monde 2025, organisée à Goa en Inde, change définitivement sa carrière.
La compétition réunit 206 joueurs dans un immense tableau à élimination directe. Pour aller jusqu’au bout, il faut être performant en parties classiques, mais aussi savoir résister à la pression des départages rapides et parfois du blitz. Une seule mauvaise journée et vous rentrez chez vous.
Sindarov franchit tous les obstacles jusqu’à la finale, face au redoutable grand maître chinois Wei Yi.
Les deux parties classiques se terminent par la nulle. Le titre se décide donc au départage rapide. Première partie, nulle encore. Puis Sindarov remporte la suivante et gagne la finale sur le score de 2,5 à 1,5.
À dix-neuf ans, il devient le plus jeune vainqueur de l’histoire de la Coupe du monde FIDE, et le premier Ouzbek. Et surtout, il gagne son billet pour le Tournoi des Candidats.
Le Tournoi des Candidats 2026, le morceau de bravoure
Quelques mois plus tard, Sindarov arrive à Chypre pour disputer son premier Tournoi des Candidats. Le plateau est redoutable : Fabiano Caruana, Hikaru Nakamura, Anish Giri, Praggnanandhaa, Wei Yi, Andrey Esipenko et Matthias Bluebaum.
Le début de tournoi est extraordinaire.
Il bat Andrey Esipenko dès la première ronde, puis Praggnanandhaa à la troisième. À la quatrième l’attend Fabiano Caruana, l’un des grands favoris. Sindarov gagne encore. Le lendemain, il bat Hikaru Nakamura. Puis Wei Yi.
Après six rondes seulement, l’Ouzbek compte déjà cinq victoires.
La suite du tournoi demande une autre qualité, savoir protéger son avance. Il y parvient parfaitement. Une nulle contre Anish Giri à la treizième ronde lui assure mathématiquement la première place alors qu’il reste une partie à jouer.
Il termine avec 10 points sur 14, six victoires, huit nulles et aucune défaite en quatorze parties face aux meilleurs joueurs du monde. C’est le meilleur score jamais réalisé dans le format actuel du tournoi.
Son style de jeu
La FIDE le range parmi les « Pacers », ces joueurs qui arpentent la salle entre leurs coups, l’air de ne rien laisser paraître. Avant les Candidats, il expliquait ne ressentir aucune pression, parce qu’il était jeune et qu’il espérait bien que ce ne serait pas son dernier. Il ne pensait pas gagner.
Sur l’échiquier, les portraits qui lui sont consacrés décrivent un joueur agressif et dynamique, adossé à une préparation théorique acharnée qui l’amène souvent dans des positions très aiguës.
Ses résultats disent la même chose autrement. Quatorze parties aux Candidats, aucune défaite, six victoires quand même. Beaucoup de joueurs solides annulent trente fois et finissent au milieu du classement. Beaucoup d’ambitieux gagnent quatre parties et en perdent trois. Lui a fait les deux à la fois.
Il y ajoute une préparation qui déstabilise. À la cinquième ronde des Candidats, face à Hikaru Nakamura, il sort une idée maison dans le gambit Marshall. Nakamura, l’un des joueurs les plus rapides du monde, réfléchit soixante-sept minutes sur son treizième coup, la deuxième plus longue réflexion de l’histoire du tournoi, puis joue mal.
Son autre arme est plus discrète, c’est la défense. À la onzième ronde des Candidats, complètement dominé par Fabiano Caruana, il s’accroche et sauve la nulle. Il a raconté ensuite que c’était la partie la plus difficile du tournoi, et l’une des meilleures performances défensives de sa carrière. Un joueur qui sait souffrir sans craquer, sur un match de plusieurs semaines, c’est un problème pour l’adversaire.
Ses ouvertures
Avec les blancs, il joue les siciliennes fermées et les italiennes. Deux choix qui vont dans le même sens, éviter les gros débats théoriques du jour et amener l’adversaire sur un terrain de compréhension plutôt que de mémoire. Il est toutefois capable d’ouvrir aussi bien par 1. e4 que par 1. d4, comme il l’a montré contre Caruana aux Candidats.
Avec les noirs, son répertoire est plus tranchant. La défense est-indienne, la Pirc et la défense sicilienne. Trois ouvertures qui refusent la symétrie et acceptent le déséquilibre, ce qui colle avec un joueur qui vise la victoire plutôt que la nulle. Si vous voulez comprendre la défense est-indienne, l’idée tient en une phrase. Les noirs laissent volontairement les blancs occuper le centre, pour le contre-attaquer ensuite.
Cette variété est un atout considérable au plus haut niveau. Face à un adversaire qui prépare chaque partie pendant des heures avec toute une équipe, être capable de changer d’ouverture ou d’ordre de coups rend le travail beaucoup plus compliqué. Ce sera l’un des enjeux majeurs des quatorze parties de Genève.
La sicilienne reste son arme principale avec les noirs, et c’est aussi l’ouverture la plus jouée au monde en réponse à 1. e4. Si vous voulez comprendre ce qui va se passer sur l’échiquier à Genève, c’est par là qu’il faut commencer. Le maître international Pierre Petitcunot vous en donne les idées avant les coups dans Comprendre l’ouverture sicilienne, ce qui est la seule façon raisonnable d’aborder cette ouverture quand on n’est pas professionnel.
Sa victoire sur Gukesh, Sharjah 2022
Sharjah, 21 mai 2022. Sindarov a seize ans, Gukesh en a quinze, et personne dans la salle ne se doute que ces deux-là joueront le titre mondial quatre ans plus tard. Sindarov a les blancs. Voici comment il gagne, et ce que vous pouvez en retenir pour vos propres parties.
1. e4 c5 2. Cf3 Cc6 3. Fb5 C’est la variante Rossolimo, une façon d’éviter les grands débats théoriques de la sicilienne en clouant le jeu noir dès le troisième coup. 3… g6 4. Fxc6 dxc6 Sindarov échange volontairement son fou contre le cavalier. Les noirs se retrouvent avec deux pions doublés sur la colonne c, mais ils gardent la paire de fous. C’est un marché ancien et parfaitement jouable des deux côtés.
5. d3 Dc7 6. O-O e5 Gukesh construit un mur de pions au centre et ferme la position. 7. a4 a5 8. Ca3 Le cavalier part par le bord pour rejoindre la case c4, d’où il regardera l’aile dame et le pion e5. C’est le genre de manœuvre qu’on n’ose pas assez en club, un cavalier qui fait un détour de trois coups pour trouver sa bonne case.
8… f6 9. c3 Fe6 10. d4 Td8 11. Fe3 Fg4 12. d5 Le coup qui décide de la partie. Sindarov ferme définitivement le centre en repoussant le fou. Quand le centre est bloqué, les attaques se jouent sur les ailes, et il a déjà choisi la sienne. 12… f5 13. h3 Fxf3 14. Dxf3 fxe4 15. Dg3 Txd5 16. f3 Fh6 17. Fxh6 Cxh6 18. fxe4 Td7 19. Cc4 Cf7 Les échanges ont nettoyé le terrain, et regardez où sont les pièces noires. Le cavalier en f7 et la tour en d7 défendent, ils n’attaquent rien.
20. h4 O-O Le moment critique, et la leçon principale de cette partie. Gukesh roque au vingtième coup, alors que le pion h blanc est déjà en marche. Il met son roi exactement là où l’attaque arrive. 21. h5 Rg7 22. Ce3 Dd8 23. Cf5+ Rh8 24. hxg6 hxg6 25. Dxg6 La dame s’installe devant le roi noir, et il n’y a plus de défense satisfaisante.
Diagramme, la position après 25. Dxg6
25… Dg5 26. Ce7 Le coup d’artiste. Le cavalier se met en prise pour détourner la dame de la case g5, la seule d’où elle tenait encore. 26… Dxe7 27. Tf5 Cg5 28. Txg5 Dg7 29. Th5+ Rg8 30. De6+ Tff7 31. Tf1 Rf8 32. Thf5 et Gukesh abandonne. La tour f7 est clouée, doublée, et rien ne tient.
Ce que vous pouvez en retirer. Quand votre adversaire ferme le centre, l’attaque de pions sur l’aile devient non seulement possible mais obligatoire, parce que personne ne peut vous contrer au milieu. Et surtout, ne roquez pas du côté où les pions adverses avancent. Gukesh l’a payé au vingtième coup, contre un adversaire de seize ans.
La partie complète, à rejouer coup par coup
Sa plus belle partie, la victoire sur Caruana aux Candidats
Si la victoire sur Gukesh raconte leur histoire commune, c’est une autre partie qui explique le mieux comment Sindarov gagne aujourd’hui.
Quatrième ronde du Tournoi des Candidats 2026, à Chypre. Les deux joueurs font partie des leaders. En face, Fabiano Caruana est ancien challenger au titre mondial, habitué des Candidats, et considéré depuis plus de dix ans comme l’un des meilleurs joueurs du monde. Sindarov a les blancs.
Une préparation d’ouverture qui sort l’adversaire du livre
La partie commence par un gambit dame accepté, une ouverture réputée solide que Caruana connaît par cœur. Sauf que Sindarov arrive avec un ordre de coups inhabituel et joue 9. Fd3, une variante secondaire qui sort l’Américain de ses habitudes.
Le résultat se voit immédiatement sur la pendule. Sindarov joue vite pendant que Caruana réfléchit longuement. L’Ouzbek passe même une partie de son temps à marcher dans la salle, toujours dans sa préparation personnelle, avec une avance importante au temps.
C’est une excellente illustration d’un principe très moderne. L’objectif d’une préparation n’est pas de réfuter l’ouverture adverse, mais de conduire l’adversaire sur un terrain qu’il connaît moins bien que vous. C’est vrai à 2800 Elo, et c’est vrai à 1200.
L’initiative plutôt que le matériel
La position devient réellement difficile pour Caruana après 17… f5. Sindarov répond 18. Fc4 et les noirs commencent à manquer d’espace et de coordination. Caruana reconnaîtra après la partie qu’il était déjà en difficulté dans l’ouverture, notamment après son choix 16… Tg8.
Sindarov ne cherche alors pas à simplifier parce qu’il a un avantage. Il continue au contraire à poser des problèmes. Ses pièces deviennent de plus en plus actives, la pression sur le roi noir augmente, et Caruana doit simultanément défendre une position désagréable et gérer un déficit à la pendule.
C’est précisément sa force : transformer un petit avantage en une succession de décisions difficiles pour l’adversaire. Pas d’attaque spectaculaire à tout prix. Il améliore ses pièces, maintient la tension, et attend que les problèmes s’accumulent.
Ce que cette victoire révèle
Caruana finit par ne plus pouvoir résoudre toutes les difficultés et Sindarov conclut par une attaque directe.
Battre Fabiano Caruana en partie classique est déjà remarquable. Le faire au Tournoi des Candidats, dans un affrontement entre deux leaders, constitue l’un des moments forts de sa carrière. Et ce n’était que le début : lors des deux rondes suivantes, il allait également battre Hikaru Nakamura puis Wei Yi.
Cette série lui donne une avance qu’il ne perdra plus jusqu’à la fin du tournoi.
Sindarov face à Gukesh
Depuis Sharjah, Gukesh Dommaraju et lui se sont recroisés en parties lentes sans se départager, notamment au Tata Steel Masters de Wijk aan Zee en janvier 2026. Le bilan en cadence classique reste donc à l’avantage de l’Ouzbek, une victoire et aucune défaite. En parties rapides, Gukesh a pris sa revanche cette année.
Que faut-il en conclure pour Genève ? Honnêtement pas grand-chose, et méfiez-vous de ceux qui vous diront le contraire. Un match de championnat du monde se joue sur quatorze parties, avec une préparation construite pendant des mois par des équipes entières. Ce qu’on peut dire, c’est que Sindarov arrive sans avoir perdu une seule partie dans le tournoi qui l’a qualifié, et que Gukesh sait déjà qu’il peut être battu par lui.
Il y a aussi le classement. Au 1er septembre 2026, Sindarov est 4e mondial avec 2778 points, Gukesh est 32e avec 2703. Soixante-quinze points d’écart en faveur du challenger, ce qui est rare pour un match de championnat du monde. Cela ne décide de rien, mais cela dit à quel point la hiérarchie a bougé depuis le sacre de Gukesh en 2024.
Pour situer ce match dans la longue histoire du titre, retrouvez notre page sur les champions du monde d’échecs. Et si 2778 Elo et 4e mondial ne vous parlent pas encore, notre article sur le classement Elo vous explique comment tout cela se calcule.
Suivre le match, c’est bien. Comprendre ce qui s’y joue, c’est autre chose. Pendant trois semaines, les commentateurs vont parler de structures de pions, de préparation d’ouverture et de finales de tours. Dommage de regarder ça de l’extérieur. Notre programme d’initiation en 14 jours est gratuit sur inscription, et vous recevez en cadeau de bienvenue 10 mats en deux coups minimalistes corrigés par un grand maître.
Les questions fréquentes
Quelle est la nationalité de Javokhir Sindarov ?
Javokhir Sindarov est ouzbek. Il est né le 8 décembre 2005 à Tachkent, et il a été champion olympique par équipes avec la sélection ouzbèke à Chennai en 2022.
Quel âge a Javokhir Sindarov ?
Il est né le 8 décembre 2005. Il aura donc vingt ans le 8 décembre 2026, pendant la dernière semaine du championnat du monde qui se joue à Genève du 24 novembre au 12 décembre.
Quel est le classement Elo de Javokhir Sindarov ?
2778 Elo sur la liste FIDE de septembre 2026, ce qui fait de lui le 4e joueur mondial. À titre de repère, le titre de grand maître international s’obtient autour de 2500.
À quel âge Javokhir Sindarov est-il devenu grand maître ?
À 12 ans, 10 mois et 8 jours, en octobre 2018. Il était alors le deuxième plus jeune grand maître de l’histoire, et ses trois normes sont tombées en quatre mois.
Javokhir Sindarov a-t-il déjà battu Gukesh ?
Oui. Il l’a battu avec les blancs au Sharjah Masters en mai 2022. Leurs rencontres suivantes en cadence classique, dont celle du Tata Steel Masters de Wijk aan Zee en janvier 2026, se sont terminées par des nulles.
Javokhir Sindarov a-t-il remporté la Coupe du monde ?
Oui, la Coupe du monde FIDE 2025 à Goa, en Inde, en battant Wei Yi en finale sur le score de 2,5 à 1,5 après les départages rapides. Il en est le plus jeune vainqueur de l’histoire.
Comment Javokhir Sindarov a-t-il gagné le Tournoi des Candidats 2026 ?
Avec 10 points sur 14, six victoires, huit nulles et aucune défaite. Il a battu Esipenko, Praggnanandhaa, Caruana, Nakamura et Wei Yi dans ses six premières rondes, puis géré son avance. C’est le meilleur score jamais réalisé dans le format actuel du tournoi.
Quelle est la plus belle partie de Javokhir Sindarov ?
Sa victoire sur Fabiano Caruana à la quatrième ronde du Tournoi des Candidats 2026. Il surprend Caruana dès l’ouverture avec une variante secondaire du gambit dame accepté, prend une avance décisive à la pendule, puis transforme progressivement son initiative en attaque gagnante.
Quel est le style de jeu de Javokhir Sindarov ?
Un joueur dynamique et complet. Il aime les positions complexes, dispose d’une préparation d’ouverture redoutable, et sait maintenir longtemps la pression. Son Tournoi des Candidats a aussi montré une grande capacité de défense, avec une nulle arrachée à Caruana dans une position perdante.
Quand joue-t-il le championnat du monde contre Gukesh ?
À Genève, en Suisse. La première partie est programmée le 24 novembre 2026 et les départages éventuels le 12 décembre. Le match se joue au maximum en quatorze parties, le premier à 7,5 points devient champion du monde.






