Le mat de Stamma propose une configuration spéciale où le Cavalier va faire des miracles. C’est un échec et mat très utile à connaître pour bien jouer les finales de Cavalier. Retrouvez dans cet article ce mat et quelques mots sur Philippe Stamma.
L’échec et mat de Stamma
Voici la position de départ du mat de Stamma.
Cette position a pour la première fois été publiée par Luca Pacioli dans le fameux De Ludo Scacorum qui contient des dessins de Léonard de Vinci en 1498. Un Cavalier ne suffit pas pour mater habituellement. Mais ici les blancs peuvent profiter de la position du Roi noir. En effet, celui-ci est coincé dans le coin de l’échiquier par son propre pion.
Cependant, la partie est loin d’être gagnée pour les blancs. En effet, les noirs souhaitent jouer leur Roi sur la case a1 suivi de l’avancée de leur pion sur la case a2. Ils menaceront de faire pat et donc d’obtenir un match nul. Les blancs doivent donc se montrer astucieux.
1. Cf3 !
Le bon chemin !
1… Ra1 2. Cd4 !
Les blancs empêchent l’avancée du pion adverse à cause du mat en b3. Le Roi noir doit remonter.
2… Ra2 3. Ce2 !
En route vers la case c1 !
3… Ra1 4. Cc1 !
Et voilà, tout ce chemin pour obtenir à la fois le contrôle de la case a2 et de la case b3. Les noirs sont ainsi obligés de bouger leur pion.
4… a2 5. Cb3 échec et mat.
Voilà pour le mat de Stamma. Joli non ?
Qui est Philippe Stamma
Philippe Stamma, également appelé « le Syrien », était un joueur d’échecs et un compositeur d’études échiquéennes né à Alep vers 1705 et décédé en 1755. Il fut reconnu comme l’un des meilleurs joueurs de son époque, jusqu’à sa défaite contre François-André Danican Philidor à Londres en 1747.
Philippe Stamma est aussi célèbre pour avoir publié un recueil présentant « cent positions désespérées ». Ce sont des finales de parties apparemment perdues mais pouvant être renversées en faveur du joueur grâce à des manœuvres spectaculaires.
Voilà, vous savez tout sur le mat de Stamma. N’hésitez pas à partager cet article sur vos réseaux sociaux s’il vous a plu !







