La défense hollandaise, une stratégie d’ouverture audacieuse aux échecs, est devenue le choix préféré de nombreux joueurs à la recherche de nouvelles opportunités dès les premiers coups de la partie. Cette ouverture unique, caractérisée par les coups initiaux 1. d4 f5, porte le nom du pays qui l’a popularisée. Dans cet article, nous explorerons en détail cette défense fascinante.

Découvrez :

  • Qu’est-ce que la hollandaise ?
  • Les grandes variantes.
  • Un piège à connaître.
  • Un gambit dangereux.
  • Le joueur de hollandaise à suivre.
  • Des hollandaises célèbres.
  • L’origine de cette ouverture.

Qu’est-ce que la défense hollandaise ?

La défense hollandaise apparaît donc après les premiers coups 1. d4 f5

Les noirs choisissent donc de lutter contre le centre blanc en contrôlant la case e4 avec leur pion f5. Cette utilisation d’un coup de pions à l’aile pour contrôler le centre rappelle la défense sicilienne ou l’ouverture anglaise. Notez que le coup f5 n’est pas un coup de développement. Par contre, en plus de contrôler le centre, les noirs prennent immédiatement de l’espace à l’aile-Roi ce qui est un premier pas faire une future attaque sur le petit roque des blancs.

Remarquez pour finir que la hollandaise peut intervenir également si les blancs jouent 1. c4 ou 1. Cf3.

Les grandes variantes de la défense hollandaise

Voici les grandes variantes de la hollandaise.

La défense hollandaise classique

Cette variante est caractérisée par des pions placés au centre en d6 et e6 et un développement du Fou noir de cases noires en e7 ou b4. Voici une des positions typiques de cette variante :

Et voici une partie assez récente qui montre bien l’esprit de cette variante. Cliquez sur les coups de la partie pour faire apparaître un échiquier.

Remarquez notamment comment les noirs ont trouvé des cases intéressantes pour toutes leurs pièces et comment ils ont monté leur attaque contre le Roi adverse.

La Leningrad

La Leningrad se caractérise par un développement du Fou de cases noires des noirs en Fianchetto.

Voici comment Hikaru Nakamura joue la Leningrad.

Le Stonewall

Le Stonewall est une des plus célèbres structures de pions aux échecs. Voici à quoi ressemble cette structure.

C’est une des plus célèbres structures de pions aux échecs et l’étudier est extrêmement instructif. De nombreux thèmes positionnels entrent en jeu comme celui du mauvais Fou puisqu’après le coup blanc d4, la structure est figée. Voici un Stonewall spectaculaire joué par Yates contre la championne du monde Vera Menchik.

Un piège de la défense Hollandaise

Voici un piège très connu de la défense hollandaise. Cela commence par 1. d4 f5 2. Fg5.

Les blancs sortent leur Fou très tôt dans la partie pour tenter de perturber le développement des noirs. La tentation est grande de le chasser.

2… h6 3. Fh4 g5

Le Fou des blancs semble perdu.

4. Fg3 f4

Les noirs tombent dans le piège. Il était préférable de placer leur Cavalier en f6 pour éviter ce qu’il va suivre.

5… e3 !!

La surprise préparée par les blancs. Les blancs menacent échec et mat en plaçant leur Dame en h5. Les noirs doivent parer le mat, les blancs pourront alors tranquillement capturer le pion f4.

Le gambit Lisitsin sur la défense hollandaise

La hollandaise peut aussi intervenir après 1. Cf3, c’est alors l’occasion pour les blancs de tester un gambit très dangereux.

1. Cf3 f5 2. e4

Les blancs vont tenter d’ouvrir un maximum la position et de profiter du fait que f5 n’est pas un coup de développement.

2… fxe4 3. Cg5

Le Cavalier vient se placer de façon menaçante à l’aile-Roi et libère le passage à la Dame blanche.

3… Cf6 4. d3

Voilà l’idée des blancs. Ils ne souhaitent pas récupérer le pion e4 mais accélérer au maximum leur développement. Ici les noirs devraient abandonner le pion e4 et se concentrer sur leur développement. Voyons ce qui se passe en cas de prise du pion d3.

4… exd3 5. Fxd3

Les blancs menacent Cxh7 et Fg6 en cas de prise du Cavalier h7. Cette position est très dangereuse pour les noirs.

5… d5 6. Fxh7 !!

Le but est de dévier le Cavalier f6 du contrôle de la case h5.

6… Cxh7 7. Dh5+ Rd7 8. Cf7

Avec un énorme avantage pour les blancs.

Le joueur de hollandaise à suivre

Assurément Hikaru Nakamura. Le fantasque joueur américain a trouvé une ouverture qui correspond complètement à son style de jeu. Voici une de ses parties qui montre que Nakamura n’a pas hésité à employer la hollandaise à haut niveau.

Vous pourrez encore voir Hikaru jouer sa défense préférée sur sa chaîne Twitch. Notez qu’en France Jules Moussard et Maxime Lagarde sont tous les deux des grands joueurs d’hollandaise.

Des parties célèbres sur la défense hollandaise

Voici trois parties légendaires jouées sur la défense hollandaise. On commence par le champion du monde Alexander Alekhine qui tente un Stonewall contre le spécialiste des structures de pions Hans Kmoch.

Une défaite de Garry Kasparov

Une défaite de Garry Kasparov, c’est rare. Alors quand elle arrive avec les blancs face à la défense hollandaise, ça vaut le coup d’œil !

Remarquez comment Jonathan Speelman a réussi à garder les possibilités tactiques de la hollandaise jusqu’au bout de la partie !

Le Stonewall de Vladimir Kramnik

Le successeur de Kasparov est un très grand spécialiste du Stonewall comme le montre la partie ci-dessous.

L’origine de la défense hollandaise

En 1789, le théoricien hollandais Elias Stein (1748-1812) a consacré une analyse systématique approfondie à la défense hollandaise. Grâce à ses travaux et aussi grâce au très fort joueur Saint-Amand qui l’a employée, cette ouverture a gagné une renommée internationale.

Et maintenant à vous de jouer !

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Voilà pour notre article sur la défense hollandaise. N’hésitez pas à le partager sur vos réseaux sociaux s’il vous a été utile.

 

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