Roquer est le seul coup d’échecs où deux pièces bougent en même temps : le Roi et la Tour. Voici quelques explications :

Les trois conditions pour pouvoir roquer

Pour roquer, il faut que

  • ni l’une ni l’autre de ces deux pièces n’aient jamais bougé
  • l’espace entre les deux pièces soit libre
  • le Roi ne soit pas en échec et ne soit pas en échec sur son trajet

Dans ce cas pour roquer, on bouge le Roi de deux cases vers la Tour et celle-ci passe au-dessus du Roi se positionner à côté du Roi. retrouvez des explications en vidéo et des exercices sur le roque en vous inscrivant : ICI .

Conséquence du roque sur la stratégie aux échecs

Tout d’abord, roquer est un des buts de l’ouverture aux échecs puisqu’il permet de mettre son Roi à l’abri. Donc première conséquence, il ne faut bouger les pions devant son roi qu’avec parcimonie. Voici un exemple d’affaiblissement fatal du Roque.

roquer aux échecs

Du côté blanc, les pions devant le Roi n’ont pas bougé. Le roque est très solide. Par contre, les noirs ont avancé leur pion en g6 affaiblissant gravement leur roque. Les blancs peuvent en profiter ici en jouant Dh6 pour mater en g7 au coup suivant (le baiser de la Dame).

Deuxième conséquence : si un camp fait un petit-roque (sur les colonnes f-g-h) et l’autre un grand roque (sur les colonnes (a-b-c-d), les Rois ne se trouvent plus face à face. Une stratégie consiste alors à avancer ses pions pour attaquer le roque adverse. Voici un exemple.

roquer aux échecs 2

Cette position est issue d’une des ouvertures les plus connues et les plus populaires chez les amateurs de sensation de forte : la sicilienne dragon. Les blancs ont fait le grand roque et les noirs le petit. L’heure est donc à l’attaque ! Pour cela, les blancs vont avancer les pions g et h vers le roque adverse pour créer des faiblesses et pouvoir l’attaquer.

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