Bizarrerie du jeu d’échecs, une partie peut se terminer sans gagnant avec un match nul ! Mais comment cela se passe-t-il exactement ?

Le match nul par consentement mutuel

Les deux joueurs se mettent d’accord pour faire match nul. Concrètement, un des deux joueurs dit quelque chose comme « je propose nul » à son adversaire juste après avoir joué (cela fait partie de son coup, on n’a pas le droit de proposer nul en pleine réflexion de l’adversaire cela pourrait le gêner). Et la proposition de nul reste alors valable jusqu’au prochain coup de l’adversaire.

Remarquons que de plus en plus de tournoi utilise ce qu’on appelle les règles de Sofia qui interdisent le match nul par consentement mutuel avant les trente premiers coups.

Les règles  qui aboutissent à un match nul

Quatre règles importantes donnent un match nul :

  • L’échec perpétuel. Un des deux joueurs donne échec au Roi adverse à chaque coup et celui-ci ne peut pas y échapper. C’est donc match nul. On en parle ICI .
  • Le pat. On en parle ICI.
  • La répétition. Si une position se répète trois fois, c’est nul !
  • La règle des cinquante coups. Si pendant cinquante coups il n’y a pas eu d’échanges ni de coups de pions, c’est nul ! Cela permet en particulier d’éviter les fins de parties avec trop peu de matériel pour mater et un joueur qui continue de jouer pour gagner au temps.

Les études où il faut faire match nul

Lorsqu’on est en difficulté, réaliser un nul est une bonne opération. Ainsi des exercices existent sur ce thème. En voici un :

match nul

Les blancs jouent et font nul

La consigne se justifie amplement ici : deux pions de moins et une position très active des pièces noires. Les blancs doivent donc se sauver. Ils jouent alors 1. Tg2 !! et après 1… fxTg2, c’est alors pat !

Pour terminer, retrouvez tous les articles pour bien débuter aux échecs ICI.